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Communauté chrétienne St-Albert le Grand



 

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Commentaires pour le 4e Dimanche du Carême


14 mars 2021


Michel Rigaud

   Oui, Jésus n'est pas venu pour juger, mais simplement pour nous rassurer que Dieu nous aime d'une miséricorde infinie, depuis la Création, donc de toute éternité. 
    Dieu intervient collectivement, c'est ça notre plus grand espoir. Il devrait être notre seul point de référence. Nous devrions faire comme lui, c'est à dire ne pas juger notre voisin, nos ennemis, mais pardonner. À cause de nos limites intrinsèques nous ne savons pas aimer tous ceux avec qui nous sommes reliés, de prêt et de loin. Ainsi nous avons tous besoin de la miséricorde de Dieu.     


Renaldo Battista

En ce vendredi matin 12 mars 2021, la lumière m’inonde alors que j’entreprends ma marche quotidienne. Cette lumière qui éclaire tout de nouvelle façon, spécialement après la journée de commémoration d’hier pour nos chers disparus de la pandémie. Nous avons besoin de regarder l’avenir avec confiance et optimisme.

Ainsi, la venue de Jésus il y a plus de deux mille ans, est-elle une lumière éclatante qui donne un sens à notre aventure humaine, non pas jugement mais témoignage de la divinité en nous. Cette deuxième incarnation de Dieu, la première étant sa Création, annonce déjà la Résurrection, mais non sans le passage obligé de la Passion. Alors, les flots de la Mer Rouge s’ouvriront pour nous laisser passer, le Peuple de Dieu.


André G. Vallerand

Cet Évangile (BONNE NOUVELLE) m'a incité à deux questionnements. Le TEMPS et le QUOI. Jésus, le Messie, est venu, OU vient me sauver ? à la fin des temps OU aujourd'hui, dans ma vie, au quotidien, chaque jour? Et de QUOI me sauve-t-il? Du péché "originel" ? du péché de quelqu'un d'autre ? que la science nous démontre maintenant n'avoir jamais existé comme tel ? 
Je comprends et crois plutôt que Jésus veut m'aider à "éviter" le péché; i.e. à éviter de "faire les mauvais choix", véritable sens du péché au temps de Jésus, et afin de toujours rester dans la volonté de Dieu, uni à Lui, en RELATION avec lui.        


Michelle Cardinal

"Je ne suis pas venu pour juger mais pour sauver le monde"…Jn 3      
      
Cette parole est un baume sur la conscience toujours coupable des enfants de Dieu. Lui qui connaît ce qu'il y a dans l'Homme, a voulu attirer, réconforter, enfin libérer de l'angoisse du jugement ceux qu'Il aime.
      
D'ailleurs, l'avènement de la psychanalyse a jeté un formidable éclairage sur les méandres cachés de la psyché humaine en nous découvrant les motifs souvent inconscients de notre agir. Alors l'indulgence envers soi-même devient souhaitable et appelle le non-jugement sur les autres. 
      
La Parole ne nous fait-elle pas comprendre que, ce qui est premier pour Dieu, ce n'est pas notre agir irréprochable ou déviant (exemple : la prostituée de l'Évangile qu'on voulait lapider mais que Jésus ne condamne pas) mais notre condition irréfutable d'enfant de Dieu.     


Monique Morval

« Jésus n’est pas venu pour nous juger, mais pour nous sauver »… Cette affirmation me laisse perplexe. De quoi devions-nous être sauvés ?… Bien sûr, il y a des situations pénibles, comme la pandémie actuelle : mais c’est à nous de respecter les mesures pour en sortir… Ou comme la destruction progressive de la planète : c’est encore à nous de nous mobiliser… Ou les calamités que sont les guerres, les famines, la misère : c’est toujours à nous d’agir (ou aux décideurs)… Alors, de quoi devons-nous être sauvés ? De quel salut s’agit-il ? J’aurais besoin de quelques cours de théologie, me semble-t-il… Pour moi, Jésus est venu pour nous parler d’un Dieu père et pour nous apprendre à vivre selon nos convictions.     


Françoise Deroy-Pineau avec la participation de Gaston Pineau

« Jésus n'est pas venu pour nous juger mais pour nous sauver. Comment vivons-nous ce non-jugement ? Comment change-t-il notre regard sur nous ? Sur nos proches ? »     
Juger   
Le milieu où j’ai été élevée jugeait tout le monde tout le temps. Au point que je ne savais pas ce que voulait dire « juger » tellement c’était inhérent aux habitudes quotidiennes. Beaucoup plus tard vint la prise de conscience du mal qu’on peut faire à toutes sortes de personnes avec des réflexions qui sont, en fait, des jugements désobligeants, voire méchants, à partir de conditionnements culturels tout à fait étrangers aux personnes que l’on côtoie. Comment s’en sortir ? Aller vers le recours universel qui « n'est pas venu pour nous juger mais pour nous sauver ».    
Sauver
De quelle sorte de sauvetage s’agit-il ? Libération du mal qui est en nous ? Pas si simple. Dans l’évangile, les gens sont guéris d’un seul coup. Dans la vie quotidienne, c’est l’histoire d’une longue patience, au rythme du balancier entre redressements et rechutes. Reste l’espérance que les liens brisés par des jugements intempestifs seront recousus – tôt ou tard - par un Autre, à la cadence de la capacité de notre cœur à voir d’abord chez les autres ce qu’il y a de plus aimable, et même au-delà.   


Christine Mayr

Comme tous ceux de ma génération, j’ai grandi dans une culture de culpabilité et de jugement. Surtout il fallait se juger soi-même sévèrement pour mériter l’amour des adultes et de Dieu.    
Quelle libération et quelle joie donc quand, au fur et à mesure, j’ai découvert, et appris à accepter, ce Dieu qui nous accepte tel que nous sommes en devenir – aux jours de lumière, autant qu’aux jours sombres, avec nos lenteurs et nos doutes, nos joies et enthousiasmes, nos révoltes er désespoirs…     
Quelle révélation de comprendre enfin que tout être humain, sans exception, est voulu et aimé par Dieu!    
Pourtant : ça reste difficile de ne pas juger, et de ne pas se sentir jugé par autrui.   


Annie Laporte

Être sauvé  
J'ai lu au complet la rencontre avec Nicodème. Ça m'a amenée à fouiller le texte et à poser des questions sur la structure.     
C'était la nuit, nous sommes dans la nuit peut-être moins avec l'heure avancée.
Mes questions : être sauvé par qui ? Dieu, le Fils de Dieu, le Seigneur ? L'Esprit est-ce pareil? est-ce le même souffle? la même la force?    
Être sauvé de quoi? et pourquoi être sauvé? et comment être sauvé?  
C'est une longue thérapie de jour pour vivre l'intensité de Son Amour.         


Claudine Combeaud

Jésus s’est manifesté aux hommes d’une façon nouvelle, inhabituelle pour l’époque, et quand il dit à la femme adultère : «… moi non plus je ne te condamne pas, va, et désormais ne pèche plus.». Ce qui revient à dire, ne te trompe pas de chemin, garde présente en toi la conduite que te dicte le Seigneur. Garde la foi en Dieu.
Il n’est pas interdit de se tromper, le non jugement est-il pour encourager à faire mieux, et à s’améliorer? Jésus dans sa grande miséricorde laisse toute sa liberté à la personne. 
Quand Jésus dit à l’aveugle Bartimée « va, ta foi t’a sauvé », il prend le temps de s’approcher et de s’arrêter pour l’écouter. Il le rencontre.
Là aussi, comme avec la femme adultère, ce qui est important c’est le moment de la rencontre avec Jésus. Sur La Croix, l’acte de foi du bon larron à qui Jésus répond « en vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ».
Avec le non jugement, il y a le pardon. Jésus pardonne le paralytique de ses péchés et le guérit. Rencontrer Jésus pour être sauvé.

« Convertissez-vous, croyez en l’évangile » proclamait le Pape François il y a peu.
Je laisse la parole à Matthieu 6:24 « nul ne peut servir deux maîtres, car, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre.
Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon » ( argent, possession, richesse matérielle)
C’est ce que nous observons, comment Jésus pourrait-il sauver le monde s’il n’y a pas de conversion et donc de rencontre avec Dieu, et s’il n’y a pas d’acte de foi?
       


Gisèle Alemany

"Adolescente, avant de demander le baptême, puis plus tard, découvrant l'Évangile, j'ai été saisie par l'attitude de Jésus qui va manger chez Zachée, un voleur notoire, un Jésus qui ne condamne pas la femme adultère… Ce regard de Jésus qui va au-delà du comportement de la personne mais qui s'adresse au cœur de l'humain, là où se loge la soif d'aimer et d'être aimé, rejoint mon propre cœur. Je me souviens de m'être dit : "Si Dieu est comme ça, je Le veux pour Père". Je n'en finis pas de m'étonner que Dieu soit vraiment ce Dieu plein de compassion que Jésus nous a fait voir à travers ses gestes…  
Athée ou croyant(e), la plupart d'entre nous avons grandi dans la croyance que la nature humaine était mauvaise, avec toute la culpabilité inhérente à ce regard sur nos enfances. Ça a pris plus que des prières (pour moi) pour apprendre à s'aimer, à ne pas se juger et… juger les autres. Même si c'est un long chemin pour apprendre la bienveillance, le pardon à soi, à l'autre, que c'est bon de sentir en soi et pour l'autre cette douceur que Jésus veut nous faire goûter, cette confiance que rien ne peut nous séparer de l'amour du Père. "        


Marie de Tarlé

Voici mes réponses aux questions :

- Comment vivons-nous ce non-jugement?
Comme un soulagement, comme un encouragement à espérer, à pardonner, à aimer, à vivre pleinement,
Comme une grâce et une chance à saisir pour agir avec confiance et nourrir ma foi. 

- Comment change-t-il notre regard sur nous?
Un regard plus réaliste rempli de mansuétude, de compassion et d'optimisme   

- Sur nos proches?
Le même que sur moi, me rendant accueillante et fraternelle. 


En souhaitant que mes réflexions résonnent en mes sœurs et frères de St-Albert,
bon dimanche !   


Marie-Gabrielle


Deux commentaires au sujet du non-jugement.  

- Quand une personne me laisse un espace d'écoute bienveillante, sans aucun jugement, sans conseil, sans prétention d'aider, juste accueillir… je me surprends à dire des choses dont j'avais à peine conscience. Ce sont des moments très précieux pour moi. J'en ai expérimenté plusieurs à St-Albert. Je ressens de la gratitude pour ces instants.

- On est éduqué à se juger soi-même. C'est difficile de se défaire de ça. Une mauvaise compréhension de l'examen du conscient peut renforcer ce travers. Pourtant, Dieu ne me juge pas. Qui suis-je donc pour le faire ?! Le récit du fils prodigue me donne à penser que tant que je porte un jugement sur moi-même, sur mes actions, sur mes pensées, y compris quand je demande pardon, je n'ai pas encore saisi de quel amour je suis aimée.