
Célébrer l'eucharistie à Saint-Albert
Une recherche de foi vécue communautairement
Une communauté créative depuis 50 ans
Nous nous souvenons de Guy Lapointe
Legs liturgique de Guy Lapointe
La Communauté Saint-Albert-le-Grand se raconte par les bulletins Étapes de 1966 à 2011
Un point de vue anglican sur l’unité des chrétiens
Compte rendu du repas communautaire du 26 avril
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Dimanche prochain, nous célébrons le 14 dimanche (DTO); voici les textes de cette célébration :
* Za 9,9-10;
* Rm 8,9.11-13;
* Mt 11, 25-30
La semaine dernière, en me servant de la liste des comités, j’ai oublié de remercier un groupe important. Je fais ici amende honorable et je remercie Jules A., Jean-Pierre P., et Marilyse L. qui ont mis sur pied notre page Facebook et l’alimentent chaque semaine depuis plus d’un an. Ce fut une naissance difficile; la communauté vous remercie de votre engagement et de votre détermination.
On m’a dit qu’il restait des boîtes de fromages. Si vous avez manqué la distribution, voici un lien pour vous de la part d’Alfred :
Pour rappel, le centre étudiant se trouve en face de l’église au 5647 av. Canterbury, Montréal, QC H3T 1S8. Vous aurez juste à donner votre nom et à signer la fiche pour confirmer la réception de votre coffret. Si vous avez la moindre question, n'hésitez pas à répondre à ce courriel jmj.cedum@gmail.com ou à m'envoyer un message au 438 346 2892.
Prenez soin de vous et retrouvons-nous bientôt pour célébrer la Parole et l’Eucharistie.
Salutations très chaleureuses à chacun et chacune,
Michèle Beaulac
Présidente de la CCSA
secretariat@st-albert.org
Comme dans les campings et les colonies de vacances, c’est un peu « Noël en été » pour nous aujourd’hui, puisque l’Évangile nous présente en Jésus non seulement un Dieu-avec-nous, mais un Dieu qui, avec nous, met l’épaule à la roue. L’image du joug insiste sur la pénibilité du travail. Par sa présence même, Jésus nous offre le repos. Et qui accomplit ces travaux pénibles ? Le plus souvent, les pauvres, les petits, les humbles dont le fardeau peut être écrasant. La Bonne Nouvelle est pour eux ! Elle vient les rejoindre dans leur situation de vie bien concrète.
L’expérience tend à démontrer un lien qui ne s’est jamais trop démenti à travers les âges : depuis l’époque de Jésus jusqu’à aujourd’hui, ce sont les pauvres, les petits, les démunis, les gens perçus comme marginaux qui font le meilleur accueil à la Bonne Nouvelle. C’est ce que Jésus lui-même a pu constater.
La foi chrétienne n’est pas réservée à quelques initiés. Nous parlons en Église de la grandeur du mystère de la foi ou encore de « sacrements d’initiation » pour désigner l’entrée dans la vie chrétienne. Nous avons aussi nos dogmes, comme la Sainte Trinité. Pour autant, notre religion n’est pas une religion à mystère(s) réservée aux seuls initiés.
Nous tenons que toute personne est capable de percevoir Dieu, d’accéder à la révélation sans égard à des capacités intellectuelles d’ordre supérieur ou encore à l’intervention de gourous qui transmettraient un savoir réservé à quelques personnes choisies. Notre foi n’est ni élitiste, ni sectaire. Elle n’a rien de secret ou de sélectif.
Jésus s’adressait à de larges publics. Il était un prédicateur populaire, au sens où sa parole rejoignait la masse des gens et était suivie par un grand nombre de personnes. Le choix des Douze indique déjà qu’il privilégie les humbles parmi le peuple. Des pêcheurs, un publicain pécheur public comme Matthieu, un zélote comme Simon avaient leurs antennes sur les plus démunis, les plus vulnérables, les exclus.
Ce caractère accessible de la Bonne Nouvelle se vérifie dans la manière même de parler de Jésus. Les évangiles abondent de mentions de sa popularité : dans le récit de la multiplication des pains, on dénombre des milliers de personnes qui l’écoutaient des heures durant. Même à Jérusalem, il a connu des succès de foule. Partout, on lui faisait bon accueil.
On se marchait littéralement sur les pieds pour l’entendre; les foules se pressaient, et il arrivait que Jésus prêche depuis une barque pour ne pas être écrasé. Il leur parlait souvent en paraboles, dans un langage simple, accessible, empruntant aux réalités les plus familières : les oiseaux, les fleurs des champs, le semeur, quantité d’images parlantes. Les gens pouvaient se reconnaître dans sa parole, différente de celles des scribes et des docteurs de la loi.
Jésus n’excluait pas les « sages » et les « savants », mais il s’est souvent buté à leur refus obstiné. Il était pour eux toujours « trop » ou « pas assez ». Ses origines humbles ne plaisaient pas; son discours n’était pas aligné sur celui des légistes.
Sa proximité avec les pauvres inquiétait les autorités politiques, qui craignaient un soulèvement populaire; sa bienveillance envers les pécheurs publics et les exclus remettait en cause les leaders religieux soucieux de rigueur morale. Bref, plusieurs n’avaient pas les oreilles pour l’entendre.
C’est ici que se trouve le cœur de l’Évangile d’aujourd’hui, l’invitation de Jésus : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau ». Qui répondra à l’invitation ? Ceux-là qui sont immédiatement concernés, toutes ces personnes accablées par le malheur. Elles ont vu en Jésus un véritable libérateur, un sauveur. Elles ont reconnu au cœur de leur existence la présence aimante du Père.
C’est après un échec retentissant de sa prédication que Jésus a accédé à cette vérité. Après s’être lamenté sur les villes de Galilée restées sourdes à sa parole et refusant de se convertir, même à la vue de ses miracles, Jésus a comme reçu une illumination. Si l’orgueil des uns, les prétendus sages et intelligents, a provoqué fermeture et endurcissement, l’humilité des autres, les tout-petits, les aura ouverts aux mystères du royaume. Dans sa louange au Père, il se réjouit pour toutes ces personnes qui ont eu part au royaume.
Reste alors une question décisive : cette vérité évangélique vient-elle séparer les êtres humains en deux groupes : d’une part, les miséreux, clients de Dieu, et d’autre part les autres, à jamais séparés par leur orgueil, leur puissance ou leur intelligence ? L’appel à la conversion qui leur est destiné constitue pour eux un grand défi : se rapprocher des pauvres, partager leur fardeau, changer de cœur pour entrer eux aussi dans les secrets de Dieu.
Un de ces secrets, c’est que la foi naît sinon d’un cœur de pauvre, au moins d’un cœur pauvre qui, un jour, se tourne vers son Dieu. La pauvreté en elle-même est un mal, mais Jésus constate qu’elle peut devenir chemin vers Dieu. À l’inverse, la sagesse et l’intelligence sont un bien, mais leur mauvais usage peut piéger, enfermer et détourner de Dieu.
Recevons aujourd’hui le « eurêka » de Jésus. C’est une connaissance qui ne sépare pas et mène à la communion : la bénédiction est pour tous ! N’en faisons pas mystère ! J’oserais presque vous souhaiter « Joyeux Noël! »