
Célébrer l'eucharistie à Saint-Albert
Une recherche de foi vécue communautairement
Une communauté créative depuis 50 ans
Nous nous souvenons de Guy Lapointe
Legs liturgique de Guy Lapointe
La Communauté Saint-Albert-le-Grand se raconte par les bulletins Étapes de 1966 à 2011
Un point de vue anglican sur l’unité des chrétiens
Compte rendu du repas communautaire du 26 avril
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Voici les textes bibliques pour le dimanche 27 septembre (26e DTO) :
* Ez 18, 25-28;
* Ph2, 1-11; ou bref : Ph2, 1-5
* Mt 21, 28-32 Réponses à la volonté du père
La rencontre François d’Assise a eu lieu dimanche dernier à notre repas communautaire. Les personnes qui souhaitent faire des commentaires, partager leurs réflexions à ce sujet sont invitées à le faire sur notre page Facebook.
Invitation à la prière de Taizé, ce samedi
Le 26 septembre, soirée de prière méditative et de chants de Taizé où le frère Émile de la communauté œcuménique de Taizé nous guidera dans ce moment de communion fraternelle.
La prière sera précédée d’un moment d’échange ouvert avec le frère Émile :
Échange avec le frère Émile de Taizé – 19h00
Soirée de prière – 20h00 à 21h30
Salutations sororelles,
Michèle Beaulac
Présidente de la CCSA
secretariat@st-albert.org
Dire « oui », c’est le plus souvent la réponse appropriée, celle qui fera plaisir à l’entourage, celle qui fait montre d’obéissance, de docilité ou de serviabilité. Dire oui, c’est une sorte de prescription sociale. Dire carrément « non », c'est s’exposer à devoir donner des explications, à se justifier ou à être perçue comme une personne qui refuse de collaborer, qui se marginalise, qui s’oppose. C’est une position assez inconfortable que l’on évite de son mieux.
Les parents en savent quelque chose, surtout lorsqu’ils entendent leur enfant répondre « oui, oui ». Ce redoublement d’obéissance leur paraît aussitôt suspect ! Mais les adultes aussi ont recours au « oui » pour se débarrasser d’une demande importune ou pour passer à autre chose. Nous avons des « oui » stratégiques qui sont tout le contraire d’un réel engagement. Il y a aussi des oui sincères, mais qui restent sans suite, comme s’il suffisait de reconnaître la beauté, la bonté, la grandeur, le mérite de quelque chose. Autre catégorie, ces « oui… mais » dont nous sommes si familiers : oui mais là, je n’ai pas le temps, oui, mais c’est trop compliqué, oui mais d’autres pourront le faire. J’ai vécu pendant 32 ans dans une culture ou le « non » est proscrit. Au Japon, c’est la règle, on ne dit jamais non, mais il y a une quantité de subtilités pour arriver au même résultat. La langue japonaise dispose de mots merveilleux pour exprimer le « oui, mais » qui veut finalement dire non. C’est un peu la même chose dans notre société. On essaie de ne froisser personne… et autant que possible de ne tromper personne.
Dans la vie de tous les jours, ces oui qui n’en sont pas peuvent être complètement anodins ou avoir pour conséquence que l’on ne se fiera plus à vous, que l’on jugera que vous ne tenez pas parole. Qu’en est-il dans notre vie de foi ? Notre oui est-il une réelle adhésion, un réel engagement ? Qu’elle en est la fermeté ?
Dans l’exemple de vie courante que nous présente Jésus, deux fils répondent à une demande de leur père. Celui qui a dit non spontanément s’est plus tard ravisé, tandis que celui qui a dit oui avec empressement n’est pas passé à l’action. Évidemment, ce qui compte pour Jésus, au-delà de la réponse verbale, c’est la réponse en acte. Il ne serait pas exagéré de dire que c’est la crédibilité de notre foi qui est en jeu. Notre foi tient à une parole reçue. Celle d’un Jésus qui a consacré sa vie entière à faire la volonté de Dieu son Père. Être ses disciples implique que nous ayons la même résolution, la même qualité d’obéissance. Mais nous ne sommes pas Jésus qui ressemblerait à un idéal de troisième fils.
Le premier fils est certainement le plus libre des deux. Capable d’opposer un refus à la demande de son père, sans même essayer de se justifier, capable aussi de se « repentir » pour accomplir le service requis. Dans un premier mouvement, il a été fidèle à lui-même, à ses tendances naturelles : vivre pour lui-même de façon égoïste, selon ses besoins et ses désirs. Plus tard, même s’il lui en coûtait, il a choisi de répondre à la demande de son père, une option d’obéissance et de fidélité.
Remarquons que dans toute cette histoire, le père laisse ses deux fils complètement libres. Accomplir le bien ne se fait jamais sous la contrainte. Le bien nous laisse libre. Il arrive que nous ne fassions pas toujours les bons choix. La cause des premières nations, celle de l’environnement nous le démontrent amplement. Nous nous disons oui, il faudrait faire quelque chose, mais rien ne se produit. Ou encore, heureusement, avec un peu de temps, nous sortons enfin de notre indifférence, pour répondre à des appels pressants pour collaborer au projet de Dieu de créer un monde d’une plus grande justice, un meilleur environnement, moins de violence, plus d’entraide et de solidarité.
Changer d’idée, se raviser, ce n’est pas manquer de constance mais faire montre d’ouverture. L’évangile semble confiant que nous avons cette capacité de revenir à nous-mêmes, à une fidélité créatrice de vie, à une obéissance qui nous fait grandir. Nous pouvons avoir un mouvement de résistance contre cette sagesse, mais la vie nous apprend peu à peu à faire les bons choix qui ne sont pas toujours les plus plaisants au premier abord. L’Esprit, mystérieusement, agit en nous aider à vaincre nos refus et nous indiquer la voie de l’obéissance. Dieu est fidèle. Son projet nous appelle, toujours. Aujourd’hui, disons oui à ce Dieu qui nous attend.