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SPM 2026 05 07

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Message hebdomadaire
aux membres de la Communauté chrétienne       

    Voici les textes bibliques pour le 6e dimanche de Pâques            
* Ac 8, 5-8.14-17;        
1 P 3, 15-18;
Jn 14, 1-12
                 
L’équipe des repas communautaires, toujours aussi efficace, nous a transmis un compte-rendu de la dernière rencontre où nous avons fait davantage connaissance avec sœur Catherine Aubin. Pour le compte-rendu, c’est ICI     Il est également sur notre site web.             
L’équipe a également préparé un sondage pour que les membres puissent manifester leurs intérêts pour les repas communautaires de 2026-2027.  Des feuilles pour le sondage seront disponibles à l’église pour inscrire vos choix les prochains dimanches.              
Notre pianiste, Jacob Savransky, donne un récital le 20 mai de 16 h à 17 h 15.  Vous pouvez venir l’encourager au pavillon de la Faculté de Musique, de l’Université de Montréal, 200 Av. Vincent-D'Indy,   
Une invitation du CeDUM :                 
Une création collective à partir de la Vie de Saint Pier Giorgio Frassati, inspirée de la pièce de théâtre de Christophe Lafontaine intitulée Un grand amour m'attend.   
                 
Synopsis:          
                 
Les jeunes du CéDum réunis au 6@9 s'inspirent de certaines scènes de la vie de Pier Giorgio pour remonter lemoral d'un de leurs amis qui a des idées, comment dire, désespérantes...
                 
La pièce de théâtre sera présentée le mercredi 13 mai, à 19 h 30, dans l’église des Dominicains.             
                 
À dimanche,  
                                        
Michèle Beaulac        
Présidente de la CCSA
secretariat@st-albert.org   


 5e Dimanche de Pâques      

Raymond Latour

Jean 14, 1-12

Une Église en construction

        Une Église en construction. Comme on dit familièrement, « ce n’est pas évident », surtout au Québec où l’Église semble plutôt en dislocation, avec des églises à l’abandon ou en voie de conversion… en condos ou autrement. Montréal n’est plus « la ville aux cent clochers » de la périphrase d’une autre époque, alors qu’elle en comptait plus de 200.  Chaque année, un ou l’autre clocher disparaît. La lecture que nous venons d’entendre nous rappelait à propos que l’Église, c’est nous, un édifice dont nous sommes les pierres vivantes. Sa construction n’est jamais achevée.                
       La semaine dernière, nous avions affaire à une métaphore pastorale pour désigner la communauté Église et surtout le rôle central du bon pasteur à l’endroit du troupeau pour lequel il se fait le garant de sa sécurité et de sa liberté. Aujourd’hui, l’image  a quelque chose de surréaliste, même si nous nous y sommes habitués. Il est question de pierres vivantes.       
La comparaison avec les brebis avait pu susciter de la résistance, celle des pierres vivantes est beaucoup moins délicate à manier. S’il s’agissait simplement de pierres, le caractère statique risquerait de déplaire : à la docilité décriée des brebis succèderait la pierre bien casée, à sa place dans l’édifice. Les « pierres vivantes » sont plus qu’un matériau de construction. Elles supposent une participation active, intelligente et cohérente pour la réalisation d’une œuvre qui aurait déjà son orientation. Avec la pierre d’angle qu’est Jésus, la fondation est posée, mais cette pierre ne peut être isolée. Elle n’a de sens que si d’autres viennent s’y superposer, s’y intégrer pour une construction harmonieuse.
Il faut donner le crédit à saint Pierre qui serait l’inventeur de la métaphore au pluriel. (Notons qu’il existe des « pierres vivantes » dans le domaine végétal).  Pierre attribue d’abord à Jésus le rôle de pierre vivante, conformément à une tradition biblique familière avec « la pierre de fondation », « la pierre d’angle », à ne pas confondre avec la pierre commémorative au fronton de nos édifices. Jésus lui-même n’a pas hésité à se désigner par un langage imagé qui se retrouve dans l’évangile du jour. Il se proclame, le chemin, la vérité, la vie, lui qui s’était dit le berger, la porte, la vigne, la lumière. Les disciples de Jésus, en communion avec lui, sont à considérer eux aussi comme « pierres vivantes ». Toutefois, à cette différence que Jésus a une réelle prédominance, celle de « pierre angulaire », annoncée par Isaïe et un passage des psaumes. Jésus occupe une place fondamentale, prééminente, qui sert de base et qui sera en lien avec les autres éléments de la construction. Sans lui, tout s’écroule. C’est la trouvaille de l’Apôtre Pierre de nous y associer, en quelque sorte de cimenter notre lien avec le Christ. Il fait de nous « les pierres vivantes », assorties à Jésus pierre vivante.               
À quoi ressemblent-elles donc ces pierres vivantes ? L’Évangile nous en offre un bel exemple, avec les interrogations successives de Thomas et de Philippe. Tous deux s’autorisent à interrompre le discours de Jésus pour lui faire part de leur questionnement, de leur perplexité ou de leurs attentes.        
Dans la première communauté chrétienne, ce sera le souci d’une organisation qui fait droit à tous les membres, y compris les plus pauvres, une communauté qui découvre, avec le soutien de l’Esprit, des voies nouvelles pour l’annonce de l’Évangile, au point même de rompre avec des traditions alimentaires ou des préceptes jusque-là incontournables. Des pierres vivantes, forcément, ce sont des pierres libres, dotées de volonté, capables de créativité. Ces pierres vivantes que nous sommes n’oublient jamais qu’elles sont reliées à la pierre rejetée par les bâtisseurs : en fidélité à cette origine, l’édifice que nous construisons se doit d’être inclusif, de mettre en valeur, de faire la part belle à des matériaux qui autrement auraient été écartés.                 
La beauté de la métaphore vient de cette association entre deux termes de nature contrastée. La pierre en elle-même est un objet inerte. Elle n’existe que par son utilité. Elle est foncièrement au service de la construction, et on en disposera en fonction d’un plan arrêté par l’architecte. Mais voilà que dans notre image, elle est aussi vivante. Il lui appartient de comprendre comment elle s’intègre à l’ensemble, comment elle se relie à la pierre de fondation sur laquelle tout l’édifice repose.          
C’est tout le défi de notre communauté de bien comprendre que la communion est constitutive de l’édifice spirituel que nous formons. Les pierres vivantes que nous sommes savent que chacun, chacune a sa place dans les demeures de Dieu et proclament, par leur rassemblement même, que Jésus est bien le Chemin, la Vérité et la Vie.


Déroulement pour le 5e Dimanche de Pâques


Chants pour le 5e dimanche de Pâques

Nul n'a jamais vu Dieu

L'homme qui prit le pain


Compte rendu du repas communautaire du 26 avril

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