
Célébrer l'eucharistie à Saint-Albert
Une recherche de foi vécue communautairement
Une communauté créative depuis 50 ans
Nous nous souvenons de Guy Lapointe
Legs liturgique de Guy Lapointe
La Communauté Saint-Albert-le-Grand se raconte par les bulletins Étapes de 1966 à 2011
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Dimanche 1er mars, 2ème dimanche du carême, est le dimanche de la Transfiguration.
Voici les textes qui nous sont proposés :
* Gn 12, 1-4a;
* 2 Tm 1, 8b-10;
* Mt 17, 1-9.
Des activités nous sont offertes à la Communauté :
Jeudi 26 février : Silence, prière, musique à 18 h 30 accompagnement au piano.
Dimanche 1er mars : la rencontre des Chemins de foi, au Centre étudiant Dominicum, de 9 h à 10 h 45.
Des conférences et des formations offertes par le CDEF, Centre dominicain d’études et de formation :
Une formation : « L’eucharistie, présence dans l’absence? » Il s’agit d’une formation de 5 cours animée par Aurélie Caldwell, les lundis du 2 au 30 mars, de 19 h 30 à 21 h30, donc 10 heures en tout, le coût 110 $. Pour plus d’information, cliquez ICI
Également, la Fondation du Grand Séminaire de Montréal présente une conférence du Dr Nicholas Newman, chirurgien : « Et si la science révélait Dieu? » La conférence a lieu le 28 février, au Grand Séminaire, 6895 rue Boyer ou en virtuel. Pour plus d'information, cliquez ICI
Bonne semaine à chacun et chacune,
Michèle Beaulac
Présidente de la CCSA
secretariat@st-albert.org
Depuis mercredi dernier, nous sommes entrés en Carême, une période de 40 jours pendant laquelle l’Église nous invite à une démarche, à un séjour au désert pour changer d’air, a-i-r : a pour approfondissement, i pour intensification, r pour renforcement de notre vie de foi. Respirer l’air que l’Esprit veut nous insuffler pour que nous nous tournions vers Dieu et aussi, pour nous ramener à nous-mêmes. Le Carême est ce temps pour renouer avec notre identité baptismale, pour s’en approprier et l’assumer, tout comme notre humanité, avec ses grandeurs et ses faiblesses, en vérité, en fidélité. Comme pour Jésus, l’Esprit nous pousse au désert. Au cours de ce Carême que cet Esprit nous saisisse et nous aide à nous ressaisir !
Le Carême, en ce premier dimanche, se présente comme le temps des choix, des vérifications. Ensemble, nous affirmons notre option pour Dieu et son chemin de vie, même au prix de renoncement à des tendances spontanées et un refus de diverses sollicitations qui nous écarteraient du bonheur auquel nous sommes appelés. Jésus au désert nous montre la voie à tenir, c’est-à-dire, maintenir envers et contre tout notre lien à Dieu, notre relation filiale, en restant dans l’humilité et l’obéissance.
L’épreuve du désert, c’est l’épreuve de la fidélité, une sorte de test de notre adhésion au projet de Dieu. Une adhésion que nous voulons toujours plus approfondie, plus intense, plus renforcée au fur et à mesure que nous découvrons nos fragilités et aussi le secours et le soutien de notre Dieu dont la présence se révèle dans tous les événements de nos vies.
Dans le « Notre Père », nous demandons à Dieu de ne pas nous « laisser entrer en tentation ». C’est bien connu : il y a deux options face aux tentations, soit y céder, soit les écarter ! Mais plus profondément, cette tentation nous pose la question : en qui mettons-nous notre confiance ?
Les divers épisodes que nous désignons comme « tentations » viennent nous chercher dans nos zones de vulnérabilité, de pauvreté, d’insécurité. L’antidote bien évidemment serait de s’en remettre à Dieu en lui confiant cette fragilité que nous éprouvons. Nous y arriverons dans la mesure où nous développerons une plus grande familiarité avec sa Parole, toujours présente. Cette Parole est vérité, et c’est elle qui nous rend libres, qui nous donne d’effectuer les bons choix, pour réitérer le choix fondamental, celui du Seigneur qui nous aime et nous garde.
Si avec le premier péché, nous avons été enfermés dans une chaîne de désobéissance, notre communion au Christ nous inscrit dans une humanité conforme au projet initial de la création. Avec le Christ, nous sommes devenus une créature nouvelle.
Les eaux du baptême nous dirigent constamment dans la direction d’une vie plus entière, plus belle qui se révèlera au terme de notre pèlerinage ici-bas. « À cause de Jésus et de lui seul, règneront-ils dans la vie, ceux qui reçoivent en abondance le don de la grâce qui les rend justes », nous rappellera saint Paul au terme de notre célébration. L’obéissance d’un seul nous a rendu justes. Notre vie chrétienne consiste à s’aligner sur cette obéissance, à s’en inspirer, à s’y rattacher.
Voilà posé notre défi de Carême : comment vivre davantage en fils et filles de Dieu ? Nous ne partons pas de zéro. Pour approfondir, il faut encore qu’il y ait une base, c’est celle de la foi que nous avons reçue, celle qui nous a été transmise, celle que nous éduquons au quotidien, parfois à la rude école des tentations. Pour intensifier, il faut qu’il y ait déjà une relation. Durant ce temps de grâce, nous voulons lui accorder une plus grande attention, faire plus de place à la Parole de Dieu et à la prière, poser des actes de vraie charité. Enfin, pour renforcer, il faut aussi un lien avec Dieu. C’est un lien solide, mais il nous appartient de le consolider, d’y mettre toute notre confiance plutôt que de chercher ailleurs secours et soutien.
Changer d’air pour respirer au souffle de l’Esprit. C’est l’air vivifiant du Carême qui nous conduit au printemps de la Résurrection.