Communication hebdomadaire de la Communauté chrétienne Saint-Albert-le-Grand

Célébrer l'eucharistie à Saint-Albert
Une recherche de foi vécue communautairement
Une communauté créative depuis 50 ans
Nous nous souvenons de Guy Lapointe
Legs liturgique de Guy Lapointe
La Communauté Saint-Albert-le-Grand se raconte par les bulletins Étapes de 1966 à 2011
Un point de vue anglican sur l’unité des chrétiens
Compte rendu du repas communautaire du 26 avril
Compte rendu pour la rencontre du 20 septembre sur S. François d'Assise
Pour accéder aux archives de Silence Prière Musique
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Voici les textes bibliques de dimanche prochain, 8 novembre :
* Sg 6, 12-16;
* 1 Th 4, 13-18;
* Mt 25, 1-13 Parabole des 10 vierges
Demain, jeudi 5 novembre, à 18 h 30, un trio de flûte, d’alto et de violoncelle nous accueillera à Silence, Prière, Musique. Il soutiendra notre méditation. Les textes sont sur le site web et aux portes de l’église.
Immédiatement après SPM, à 19 h 15, se tiendra la deuxième réunion de Conseil de pastorale, au secrétariat. Chacun est invité à y participer.
Dans deux semaines, le dimanche 15 novembre à partir de 9 h, se tiendra la rencontre des Chemins de foi, au centre Dominicum.
La Bible vous intéresse? Elle vous étonne? Voici une activité du groupe Parabole de l’Université Lavalqui peut vous intéresser : « Pourquoi les Écritures mettent-elles en scène des situations déroutantes? Que révèlent les détails qui étonnent, intriguent ou semblent échapper à notre compréhension? À partir de leur ouvrage L’insolite dans la Bible, Jean-Michel Poirier, Cyprien Comte et Luisa Almendra nous invitent à explorer des étrangetés des textes bibliques et à découvrir leur potentiel interprétatif. » Vous trouverez plus d’informations en cliquant ICI. Ce sera le jeudi 26 novembre de 14 h à 15 h 30.
Quête? Dîme? Don? Peu importe le nom qu’on lui donne, cela aide votre Communauté. Ne l’oubliez pas!
Bonne semaine,
Michèle Beaulac,
Présidente de la CCSA
secretariat@st-albert.org

Une foule immense. Dans un bulletin de nouvelles sur une manifestation, une telle mention ne suffit pas. Il nous faut des chiffres. Combien ? Il semble qu’il n’y ait pas de science certaine pour l’évaluer correctement. Par exemple, lors de rassemblements, comme récemment en France, ou pour les marches pour le climat : les chiffres de la police ou des autorités correspondent rarement à ceux de l’organisation impliquée : souvent, du simple au double, tout un écart ! Les techniques pour mesurer les foules existent bien, mais curieusement, elles ne mènent pas à un résultat identique ou même approchant.
Alors, allons-nous nous aventurer à dénombrer les élus, les serviteurs de Dieu ? Dans la lecture de l’Apocalypse, un chiffre a été avancé : 144 000 ! À lire le contexte, ce chiffre était déclamé avec admiration ! Une manière de faire valoir son importance. Un chiffre pose une limite, d’où notre thème aujourd’hui : 144 000… et plus ! manière d’affirmer que le nombre des bienheureux et bienheureuses est incalculable! Dans l’Apocalypse, ce chiffre ne concernait que les douze tribus d’Israël. Mais plus loin, la vision s’élargit à cette « foule immense » que « nul ne peut dénombrer ».
Cela contrastait avec une mentalité qui avait cours à l’époque de Jésus, une fixation sur le nombre des élus. La question a toujours semblé indisposer, sinon agacer Jésus. Sa réponse revient à interpeller ses interlocuteurs : soyez du nombre !
Du même coup, Jésus a voulu renverser la perspective individualiste. La première lecture vient même enlever tout particularisme à cette foule : ce sont des gens qui viennent de toutes nations, tribus, peuples et langues, débordant les limites d’Israël pour embrasser l’univers entier.
La foule a un caractère compact. Elle a une portée symbolique. C’est la réunion d’une quantité d’individus qui se retrouvent pour affirmer une même préoccupation, un même intérêt pour une cause, ou pour célébrer d’un même cœur un événement, par exemple si les Canadiens remportent la coupe Stanley au printemps. La foule témoigne d’une unité. Les individus sont multiples, mais tous ensemble ils ne font qu’un.
La foule, c’est le contraire de l’élitisme, des « happy few ». N’importe qui peut s’y joindre. Il s’agit simplement d’en partager les valeurs, le motif de rassemblement. Elle est toujours, par définition, ouverte à accueillir une autre personne. Elle est une agglomération de particuliers qui renoncent d’une certaine façon à leur identité habituelle pour se fondre avec tous les autres. L’individu s’éclipse pour faire nombre. Et le nombre parle !
Aujourd’hui, alors que nous faisons mémoire de nos défunts, nous repérons dans cette foule des figures connues et aimées. À leur contact, nous avons vu incarnées les valeurs évangéliques énoncées dans les béatitudes. Ces personnes ont pu passer inaperçues, vivant leur foi au quotidien, de bons exemples, sans être exemplaires comme les saints et les saintes inscrites au calendrier liturgique.
Ce modeste témoignage a pris une valeur décisive pour les gens de leur entourage. Nous leur disons aujourd’hui notre reconnaissance pour leur heureuse influence qui a enrichi notre existence. Ils ont traduit pour nous la fécondité du mystère de Mort et Résurrection, au centre de notre foi.
Sur terre, dans notre Église, il n’y a pas foule. Nous expérimentons une tout autre réalité, du moins au Québec où nous formons un petit reste. Les chrétiens et chrétiennes, à part une visite papale et encore, se sentent plutôt seuls. Les foules sont ailleurs. La vision de l’Apocalypse nous fait entrevoir le rassemblement auquel Jésus aura consacré toute sa mission : réunir ensemble tous les enfants de Dieu dans un même amour. Notre vie présente serait le passage de « la grande épreuve », une épreuve de fidélité aux valeurs du Royaume annoncées par Jésus.
Ils paraissaient bien isolés les pauvres de cœur, les doux, les assoiffés de justice. Ils sont à contre-courant de la loi du plus fort, de la suprématie de l’argent, du pouvoir des puissants. Mais ils forment un peuple, une nation sainte. Cela sera un jour révélé, manifesté. Dans la foi, aujourd’hui, nous célébrons cette foule de vivants auprès de Dieu. Nous avons part à une même communion, avec eux déjà dans la plénitude de vie, eux de la Jérusalem d’en haut, qui intercèdent pour nous, engagés dans la pâte humaine. Notre fête célèbre leur passage et nourrit notre espérance de partager leur bonheur.
Oui, un jour, nous rejoindrons cette multitude. Mais ici-même, Jésus nous déclare bienheureux, bienheureuses, nous qui cherchons le Royaume. Combien sommes-nous ?
Nous sommes aujourd’hui cette foule que Jésus avait devant les yeux en proclamant les béatitudes. Nous recevons son regard alors qu’il nous déclare que nous sommes quelque chose comme un grand peuple. Avec les saints et les saintes, bienheureux, bienheureuses, avec tous ceux et celles qui nous ont précédé dans la foi, glorifions Dieu qui élève les humbles et nous rassemble dans son mystère d’amour et de vie.
Notre deuxième repas communautaire aura lieu le dimanche 25 octobre après la célébration.
Le thème proposé est
« Les Premières Nations dans le Québec d’aujourd’hui »
Notre invitée sera Rose-Anne Gosselin, membre de la Première Nation algonquine de Timiskaming. Nous échangerons avec elle sur les problèmes, défis et réussites des autochtones dans la société actuelle, ainsi que sur la spiritualité autochtone et les liens avec l’Église. La rencontre sera animée par Louise-Édith Tétreault.
Chacun apporte sa nourriture pour le repas. Dans un esprit communautaire, vous êtes aussi invités à offrir un dessert à partager. Café ou jus seront disponibles sur place.
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