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Compte rendu du repas communautaire du 26 avril


Silence Prière Musique

Automne-Hiver 2026-2027

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     Message hebdomadaire

pour les membres de la Communauté chrétienne            

D’abord les lectures de dimanche prochain, 4 octobre 2026, 27e (DTO) :         
* Is 5, 1-7;         
* Ph 4, 6-9;      
* Mt 21, 33-43  (La pierre rejetée devenue pierre d’angle)                
Soulignons aussi que le dimanche 4 octobre 2026 marque le 800e anniversaire de la mort de François d'Assise.
                 
Résumé des échanges au repas communautaire du 20 septembre ICI       
Le prochain repas communautaire aura lieu le 25 octobre. Le sujet : Les premières nations dans le Québec d’aujourd’hui. Invitée : Rose-Anne Gosselin.             
                 
Le conseil de pastorale a commencé ses activités. Voici les brèves du procès-verbal préparées par Jean-Pierre P.  ICI               
                 
Au calendrier du mois d’octobre :               
* Le jeudi 15 : Silence, Prière, Musique;      
* Le dimanche 18 : Chemins de foi;                
* Le dimanche 25 : Repas communautaire               
                 
Des nouvelles de membres de la Communauté :           
Andrée Brosseau a eu 89 ans le 26 septembre. Nous lui souhaitons un joyeux anniversaire en retard, mais surtout une bonne convalescence même si elle risque d’être un peu longue. Elle est tombée et a dû être opérée à la hanche et au coude. Nous la confions à la prière de la Communauté.              
Pauline Boilard se remet elle aussi d’une mauvaise chute, elle continue ses exercices et reprend avec bonheur, dit-elle, les activités qu’elle avait suspendues.     
Plusieurs autres personnes de la Communauté se remettent tranquillement de maux divers : ennuis de santé, deuils, déménagements non désirés… Ouvrons nos cœurs à la compassion envers ces personnes.     
                 
Des conférences proposées           
Le Centre dominicain d'études et de formation (CDEF) vous invite à ses prochaines conférences gratuites en ligne sur ZOOM :               
Se méfier du jeu des apparences?              
Mercredi 7 octobre 2026 - 19h30  
Conférencier : Antoine Dabrowski 
                 
L’ouverture à l’étranger        
Mardi 20 octobre 2026 - 19h30       
Conférencier: Michel Gourgues, o.p.            
                 
                 
Nous nous préparons à la fête de l’Action de grâces que nous fêterons le dimanche 11 octobre. De quoi sommes-nous reconnaissants ou reconnaissantes? Je suggère que nous pouvons aussi rendre grâces pour cette Communauté dont nous faisons partie. Que nous apporte-t-elle? Que lui apportons-nous? 
           
Michèle Beaulac   
Présidente de la CCSA     
secretariat@st-albert.org  


Le 27e dimanche du temps ordinaire

« Ne vous inquiétez de rien »

4 octobre 2026

Matthieu 21, 33-43 

Raymond Latour

       Dans un temps inquiétant comme le nôtre, pouvons-nous vraiment nous approprier de cette exhortation de saint Paul : « Ne vous inquiétez de rien » ?  
       Ce n’était certes pas à des gens qui roulaient sur l’or que saint Paul s’adressait. Ce n’était pas à des gens à l’abri de tout souci, de toute préoccupation qu’il souhaitait transmettre ce message de réconfort. Pas besoin de rassurer quand tout baigne dans l’huile et que rien ne pourrait déranger votre sérénité. Les malheurs habituels du monde ne sont que trop présents à notre esprit. On y ajoutera encore notre éco-anxiété et maintenant les inquiétudes que nous cause l’Intelligence artificielle qui risquerait d’échapper à notre contrôle. La violence, toujours aussi présente, profite de nouveaux moyens technologiques, particulièrement avec l’usage des drones comme arme de guerre sur des populations civiles.                 
       La plupart des personnes qui se rendent à l’église s’attendent à y entendre un message de paix et d’amour. Pas tout à fait la tonalité de l’évangile du jour, histoire tumultueuse d’une vigne.         
La vigne est ce grand symbole biblique qui désigne le peuple d’Israël. La parabole de l’évangile montre combien cette vigne est chère au Seigneur. Il lui accorde tous ses soins. Le Seigneur y apparaît comme un gros travailleur qui ne renoncerait à aucun sacrifice pour obtenir de sa vigne les meilleurs produits. Ses espérances ont été déçues. Il voulait cueillir des fruits de droits et de justice, il ne trouve que crimes et cris de douleur.     
La vigne si précieuse a été confiée à des gens qui s’en sont appropriés. Elle est devenue leur bien. Une usurpation. La parabole ne nous épargne rien. Elle met en scène l’extrême violence de gens décidés à s’emparer de la vigne du propriétaire du domaine, jusqu’à tuer son fils unique. Le message est assez facile à déchiffrer : toute l’histoire d’Israël apparait comme une rébellion contre Dieu qui, ultimement, conduira à la mise à mort du Fils de Dieu sur la croix.     
La violence insoutenable qui se déploie dans cet évangile ne nous étonne pas beaucoup. Le cœur humain quand il cède à son désir de possession et de domination peut mener aux pires excès. Non, ce qui surprend dans cet évangile, c’est la naïveté vraiment déconcertante du propriétaire du domaine que l’on identifie à Dieu. Il fait montre du plus mauvais jugement. Même après le passage à tabac d’un serviteur, le meurtre d’un autre et la lapidation d’un troisième, il décide d’envoyer encore d’autres serviteurs, « plus nombreux que les premiers » précise l’évangile. Évidemment, ils ont subi un sort identique. À quoi d’autre le maître pouvait-il raisonnablement s’attendre ? Mais, comble de stupidité, du moins à vue humaine, il s’avise encore d’envoyer son fils. « Ils respecteront mon fils », croyait-il… Il faut être un peu fou, pensons-nous. 
Et voilà qui nous amène au message que voulait peut-être nous livrer cet évangile : la folie de l’amour de Dieu pour son peuple. Non seulement Dieu consent-il les plus grands efforts pour sa vigne-Israël, il est allé jusqu’à donner son propre Fils.                
Jésus conclue cette parabole par une nouvelle image, non plus celle de la vigne, mais celle d’un édifice qui sera érigé sur la pierre que les bâtisseurs avaient rejetée. Après tout un déferlement de violence, l’amour de Dieu finit par prévaloir. Et Jésus revient à la métaphore de la vigne, en assurant qu’elle produira ses fruits. C’est bien l’œuvre de salut accomplie en Jésus-Christ, par son mystère de mort et de résurrection.  
On voudrait croire que la parabole n’a plus d’actualité, qu’il s’agit d’un drame du passé, pour nous faire apprécier l’histoire du salut et la longue patience de notre Dieu. Mais ce désir de « s’accaparer » la vigne nous guette encore dans notre église. La tentation de nous comporter en propriétaire plutôt que de nous mettre au service du maître de la vigne, reste toujours présente. C’est un appel à la vigilance.          
Mais cet évangile possède aussi une force d’incitation. Quand nous voyons quelqu’un travailler avec acharnement, n’avons-nous pas le désir de lui prêter un coup de mains? Dieu nous investis encore aujourd’hui de toute sa confiance pour prendre soin de sa vigne, de son peuple, attendant encore de nous des fruits de justice. 
Ensemble, en communauté, nous accueillons son amour profond pour son Église et sommes invités à y participer. Et comme Dieu ne semble jamais se décourager, peut-être pourrions-nous l’imiter dans son espérance qui paraît si déraisonnable.                              
                 
Notre époque, en cela pas vraiment différente des autres, est marquée par la violence. Notre Église, elle, devrait se distinguer par son obstination à poursuivre le bien voulu par Dieu, même si les résultats attendus ne sont pas toujours au rendez-vous. Nous sommes dans un temps où l’espérance est la plus grande vertu. C’est l’appel de Paul : « Ne vous inquiétez de rien », pour travailler librement à la vigne.      


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