CCSA






Communauté chrétienne Saint-Albert-le-Grand




Comment faire un don


Suivez-nous  


Chemins de foi


Célébrer l'eucharistie à Saint-Albert


Notre communauté


Une recherche de foi vécue communautairement


Une communauté créative depuis 50 ans


Engagement des membres


Nous nous souvenons de Guy Lapointe

Legs liturgique de Guy Lapointe


La Communauté Saint-Albert-le-Grand se raconte par les bulletins Étapes de 1966 à 2011


Silence Prière Musique

SPM 2026 05 07

Pour accéder aux archives de Silence Prière Musique CLIQUER ICI

Message hebdomadaire
aux membres de la Communauté chrétienne       



    Textes pour le 5e dimanche de Pâques        
* Ac 6, 1-7;     
1 P 2, 4-9;    
Jn 14, 1-12
Nous sommes invités à participer à la Vigile de la Pentecôte le samedi 23 mai à 19 h pour un temps de prière, de musique et d’action de grâce. Les personnes qui y avaient participé l’an dernier avaient beaucoup aimé cette rencontre préparatoire à la grande fête de la Pentecôte.      
Notre assemblée générale annuelle aura lieu le dimanche 24 mai. Nous avons loué le même local que l’an dernier au Centre étudiant. Chacun et chacune apporte son lunch.  Il y aura bien sûr un retour sur l’année vécue, l’adoption des états financiers de 2025 et des élections au Conseil de pastorale.       
Je rappelle à tous les membres que nous ne suivons pas le modèle d’une paroisse dirigée par un curé responsable et des marguillers. Nous sommes une communauté où les membres décident en AG des orientations de cette même communauté, d’où l’importance de la participation de chacun et chacune.          
Depuis la vente du couvent, l’avenir de notre communauté chrétienne est un sujet souvent soulevé. Les assemblées générales sont des occasions de se tenir au courant de notre situation et de voir ensemble quelles directions nous pouvons prendre pour continuer de célébrer ensemble et en fraternité.  L’appui, la présence des membres des plus anciens aux plus nouveaux est grandement souhaitable.         
Nous devons nous attendre à ce qu’il y ait bientôt des travaux dans l’église ; ceux qui étaient présents à la veillée pascale devineront facilement à quel endroit! 
Un représentant de la Ville nous a informés que les travaux devant l’église reprendront le 4 mai et se termineront en juillet. J’ai insisté pour que, le plus souvent possible, on nous laisse l’accès au stationnement et donc à l’église. Je me doute bien que certains dimanches ce sera plus difficile, mais nous avons jusqu’ici traversé tellement d’obstacles que je crois que nous y arriverons encore.      
Salutations chaleureuses à tous et toutes,  
                          
Michèle Beaulac        
Présidente de la CCSA
secretariat@st-albert.org   


 5e Dimanche de Pâques      

Raymond Latour

Jean 14, 1-12

Une Église en construction

        Une Église en construction. Comme on dit familièrement, « ce n’est pas évident », surtout au Québec où l’Église semble plutôt en dislocation, avec des églises à l’abandon ou en voie de conversion… en condos ou autrement. Montréal n’est plus « la ville aux cent clochers » de la périphrase d’une autre époque, alors qu’elle en comptait plus de 200.  Chaque année, un ou l’autre clocher disparaît. La lecture que nous venons d’entendre nous rappelait à propos que l’Église, c’est nous, un édifice dont nous sommes les pierres vivantes. Sa construction n’est jamais achevée.                
       La semaine dernière, nous avions affaire à une métaphore pastorale pour désigner la communauté Église et surtout le rôle central du bon pasteur à l’endroit du troupeau pour lequel il se fait le garant de sa sécurité et de sa liberté. Aujourd’hui, l’image  a quelque chose de surréaliste, même si nous nous y sommes habitués. Il est question de pierres vivantes.       
La comparaison avec les brebis avait pu susciter de la résistance, celle des pierres vivantes est beaucoup moins délicate à manier. S’il s’agissait simplement de pierres, le caractère statique risquerait de déplaire : à la docilité décriée des brebis succèderait la pierre bien casée, à sa place dans l’édifice. Les « pierres vivantes » sont plus qu’un matériau de construction. Elles supposent une participation active, intelligente et cohérente pour la réalisation d’une œuvre qui aurait déjà son orientation. Avec la pierre d’angle qu’est Jésus, la fondation est posée, mais cette pierre ne peut être isolée. Elle n’a de sens que si d’autres viennent s’y superposer, s’y intégrer pour une construction harmonieuse.
Il faut donner le crédit à saint Pierre qui serait l’inventeur de la métaphore au pluriel. (Notons qu’il existe des « pierres vivantes » dans le domaine végétal).  Pierre attribue d’abord à Jésus le rôle de pierre vivante, conformément à une tradition biblique familière avec « la pierre de fondation », « la pierre d’angle », à ne pas confondre avec la pierre commémorative au fronton de nos édifices. Jésus lui-même n’a pas hésité à se désigner par un langage imagé qui se retrouve dans l’évangile du jour. Il se proclame, le chemin, la vérité, la vie, lui qui s’était dit le berger, la porte, la vigne, la lumière. Les disciples de Jésus, en communion avec lui, sont à considérer eux aussi comme « pierres vivantes ». Toutefois, à cette différence que Jésus a une réelle prédominance, celle de « pierre angulaire », annoncée par Isaïe et un passage des psaumes. Jésus occupe une place fondamentale, prééminente, qui sert de base et qui sera en lien avec les autres éléments de la construction. Sans lui, tout s’écroule. C’est la trouvaille de l’Apôtre Pierre de nous y associer, en quelque sorte de cimenter notre lien avec le Christ. Il fait de nous « les pierres vivantes », assorties à Jésus pierre vivante.               
À quoi ressemblent-elles donc ces pierres vivantes ? L’Évangile nous en offre un bel exemple, avec les interrogations successives de Thomas et de Philippe. Tous deux s’autorisent à interrompre le discours de Jésus pour lui faire part de leur questionnement, de leur perplexité ou de leurs attentes.        
Dans la première communauté chrétienne, ce sera le souci d’une organisation qui fait droit à tous les membres, y compris les plus pauvres, une communauté qui découvre, avec le soutien de l’Esprit, des voies nouvelles pour l’annonce de l’Évangile, au point même de rompre avec des traditions alimentaires ou des préceptes jusque-là incontournables. Des pierres vivantes, forcément, ce sont des pierres libres, dotées de volonté, capables de créativité. Ces pierres vivantes que nous sommes n’oublient jamais qu’elles sont reliées à la pierre rejetée par les bâtisseurs : en fidélité à cette origine, l’édifice que nous construisons se doit d’être inclusif, de mettre en valeur, de faire la part belle à des matériaux qui autrement auraient été écartés.                 
La beauté de la métaphore vient de cette association entre deux termes de nature contrastée. La pierre en elle-même est un objet inerte. Elle n’existe que par son utilité. Elle est foncièrement au service de la construction, et on en disposera en fonction d’un plan arrêté par l’architecte. Mais voilà que dans notre image, elle est aussi vivante. Il lui appartient de comprendre comment elle s’intègre à l’ensemble, comment elle se relie à la pierre de fondation sur laquelle tout l’édifice repose.          
C’est tout le défi de notre communauté de bien comprendre que la communion est constitutive de l’édifice spirituel que nous formons. Les pierres vivantes que nous sommes savent que chacun, chacune a sa place dans les demeures de Dieu et proclament, par leur rassemblement même, que Jésus est bien le Chemin, la Vérité et la Vie.


Déroulement pour le 5e Dimanche de Pâques


Chants pour le 5e dimanche de Pâques

Nul n'a jamais vu Dieu

L'homme qui prit le pain


Un point de vue anglican sur l’unité des chrétiens

© CCSA. Tous droits réservés.       Conditions d'utilisation    Politique de confidentialité        SUIVEZ-NOUS