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Communauté chrétienne St-Albert le Grand



 

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Commentaires pour la Fête de St  Dominique


8 août 2021


Michel Rigaud

Oui la distance et la durée se rétrécissent rapidement sur mon premier segment de vie. En réalisant ce fait je ressens bien la nécessité d'être accompagné, comme nous le pouvons tous.     
Je me dois de continuer à me préparer à franchir cette prochaine étape, mais il y a tant encore à faire... Oui, je et nous devons continuer à nous nourrir pour pouvoir contribuer à notre mesure.         


Huguette Teasdale

Cette pause dont nous avons besoin pour aller jusqu'au bout, n'est-ce pas notre rendez-vous dominical où nous sommes conviés à déposer nos fardeaux, petits et gros qui nous l'offre?   
Ensemble, nous reposer, remettre nos soifs, nos plus vifs désirs dans le cœur de Dieu, réapprendre à lâcher prise et nous replacer face à nos repères, voilà parmi les grands bienfaits de notre rencontre hebdomadaire autour de la table eucharistique.
      
Quant à la nourriture que nous y puisons, elle est toute de vitalité, force, amour.
Nous imprégner chaque dimanche de la Parole, y puiser lumière, ardeur, renouveau redonne élan à notre foi alors que le Pain de Vie qu'est le Christ Vivant nourrit les profondeurs de nos âmes toujours en quête d'infini…
      
Et nous avons le bonheur de refaire ainsi nos énergies spirituelles et humaines grâce à la bienveillance d'une communauté dominicaine. Que saint Dominique, son esprit, son audace, sa passion pour la vérité nous aide et nous inspire à suivre ses traces dans le cours actuel de nos vies en marche!     


Renaldo Battista

Le trajet d’Élie nous semble tellement familier, fait de moments d’exaltation mais aussi d’épisodes de fatigue, et parfois de découragement (1 R 19, 4-8). Ainsi, le chemin qu’il nous reste à parcourir peut-il nous sembler parfois très long!    
        
Mais l’Ange du Seigneur intervient à deux reprises auprès d’Élie, il le touche et lui dit « Lève-toi et mange! ». Quelle est cette nourriture qui fortifiera Élie et lui permettra de se rendre « jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu »? Est-elle seulement corporelle ou aussi spirituelle?        
        
D’ailleurs, cette notion de nourriture apparaît souvent dans l’Ancien Testament : « Fils d’homme, ce qui t’est présenté, mange-le; mange ce volume… Je le mangeai et il fut dans ma bouche doux comme du miel. » (Ez 3, 1-3); « Quand tes paroles se présentaient, je les dévorais. » (Jr 15, 16) Et encore dans le Nouveau Testament : « Je pris le petit livre de la main de l’ange et l’avalai; dans ma bouche, il avait la douceur du miel » (Ap 10, 10); « Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. » (Jn 6, 51). Ce dernier discours de Jean sur Jésus, pain de vie, constitue en quelque sorte l’apothéose de cette métaphore autour de la nourriture, débutée avec l’épisode du « Mann hou? » (Ex 16, 13-15).    
        
Dans la traversée de notre vie, chaque jour débute de la même façon, on se lève et on mange. Mais rappelons-nous que la Parole Évangélique, nourriture de l’âme, est « plus douce que le miel ».    
        
Efcharistó!  


Monique Morval

La route semblait toute tracée… et voilà que la pandémie est venue entraver la progression. On n’en voit pas la fin et l’on doit faire confiance à ceux qui nous dirigent pour en sortir… Il en va de même pour certains d’entre nous sur le chemin de la foi. Depuis l’enfance, la route semblait toute tracée. Et voilà que les obstacles surgissent : scandales au sein de l’Église, conservatisme de certaines « élites » religieuses, découvertes de la science remettant en cause les certitudes… Le découragement nous guette et nous sommes tentés d’abandonner. C’est alors qu’il faut faire confiance à l’Esprit pour nous guider et nous aider à poursuivre la route, sans trop savoir où elle nous mènera.


Annie Laporte

Des anges inattendus.
Comme Élie nous avons de ces moments d'arrêt. Il y a aussi des anges inattendus qui se présentent pour apporter énergie pour poursuivre la route.
Ces anges inattendus se manifestent en offrant du pain oui, aussi en envoyant une lettre, un mot, un texto, en rendant visite ce qui redonne vie de façon inattendue.
Mille mercis à ces anges inattendus qui comblent la présence permanente de vie.


Gaston et Françoise Deroy-Pineau

« Il est long le chemin qui te reste… mais tu n’es pas seul. »
Accompagnements


Long ou pas, le chemin qui reste à parcourir est accompagné. Grâce à Dieu ! Qu’on en soit conscient ou pas. Qu’il soit accompagné par les personnes vivantes de l’entourage, par celles qui pensent à (et prient pour) nous de loin, par ceux qui nous ont quittés et demeurent proches et surtout par Celui qui est là, au cœur de nos vies, relayé par ses saints, ses anges et ses témoins officiels (ou officieux).   
Ainsi sommes-nous accompagnés de mille et une manière, maternellement, paternellement, fraternellement. Parfois l’accompagnement est si discret qu’on ne s’en aperçoit pas. C’est celui venu de très humbles, tel que l’exprime Paul Dochier/ Frère Luc, moine cistercien à Tibhirine : « Le jour où j'accepterai avec joie que l'on dise de moi “il n'a rien de remarquable” […] je pourrai, même dans la solitude, devenir “l'homme pour les autres”. »  VOIR     Nul doute que saint Dominique aurait pu écrire la même chose. 
 Françoise   


Dans une course, ce sont les derniers milles qui paraissent les plus longs. Pour ne pas abandonner, il faut vraiment se concentrer pour aller jusqu’au fond de soi, transformer l’épreuve en ressource ultime, aux limites du conscient et de l’inconscient. Dure épreuve qui me mobilise actuellement pour faire de ma retraite, non une mort sociale, ni un abandon de rechercher spirituelle, mais au contraire un sprint spirituel final, créant des ressources nouvelles et inédites.   
Les premières années ont fait éclater le gros mot consacré de sacré : « ça crée ». Les pulsations sensibles et quotidiennes d’un « ça » nocturne presque inconscient propulsent et peuvent créer un regain d’énergie et de vie, à travers les obscurités d’un « moi » défaillant et d’un « surmoi » nuageux. Ces premières années m’ont initié à ce mystérieux « ça crée » du quotidien pour en faire un haut lieu de formation et non de déformation. Maintenant le quotidien impose l’horizon de mon passage ultime à travers la mort de proches et mes années qui s’envolent. Il m’invite à me concentrer sur ce moment crucial : essayer d’apprendre à le vivre dans la dynamique pascale du grand passage ouvert par notre génial Passeur, entraîneur. À Dieu va…
Gaston