CCSA






Communauté chrétienne St-Albert le Grand




Une recherche de foi, vécue communautairement


Présentation de notre communauté


La Communauté de St-Albert le Grand se raconte
par les bulletins Étapes de 1966 à 2011


Historique de la Communauté St-Albert-le-Grand


Silence Prière Musique

Photo SPM

Les activités de Silence Prière Musique en présentiel sont suspendues temporairement.
Nous vous remercions de votre patience.


Première session virtuelle de Silence Prière Musique

Seconde session virtuelle de Silence Prière Musique

Faire un don à la CCSA


Chant

Prière de François


Voir le déroulement de ce dimanche

25e Dimanche du Temps Ordinaire

19 septembre 2021

Jc (3, 16 - 4,3)

Marc (9, 30-37)

Qui est le olus grand ?

André Descôteaux 

    

Jacques, dans sa lettre, oppose deux sagesses, deux manières de vivre. La première, qui vient d’en haut, s’enracine dans la bienveillance et la miséricorde produisant toutes sortes de bons fruits. La seconde, quant à elle, repose sur la convoitise, la jalousie, résultant en conflits et en guerres. 
      
Dans l’évangile, nous voyons également deux voies qui s’affrontent : celle des disciples de Jésus habités par la question du plus grand dans le Royaume et celle de Jésus qui les invite à privilégier la dernière place et à se faire serviteurs les uns des autres.     
      
Qui est le plus grand? Depuis la nuit des temps, cette question ne cesse d’agiter le cœur humain. Qui est le premier? Qui possède le plus? Qui est le plus fort? Est-ce mon père ou le tien?    
      
On comprend l’embarras des disciples quand Jésus s’informe de quoi ils discutaient en chemin. Eux qui partagent sa vie, qui l’ont vu se mettre au service de tous alors qu’il vient tout juste de leur annoncer, pour la seconde fois, la fin tragique qui sera la sienne, ils se demandent qui est le plus grand. 
      
Qu’a dû se dire Jésus? Il a dû se demander à quoi avaient servi ses enseignements. Qu’avaient-ils compris de la nature du Royaume dont il proclame la venue? Comme si toutes ses paroles étaient passées bien loin, au-dessus, en-dessous d’eux, sans pénétrer leurs cœurs! Pourtant Jésus ne se met pas en colère, comme il l’a fait pour Pierre, la semaine dernière. Au contraire, il ne les accuse pas de porter de fausses ambitions. Il leur donne une autre dimension : être premiers dans le Royaume mais à la manière du Royaume, selon la sagesse du Royaume, en suivant l’exemple de Jésus qui s’est fait le serviteur de tous et qui sera traité comme le dernier de tous, un esclave!
      
Pour être certain que ses disciples comprennent bien, il leur propose une parabole en acte : il prend un enfant. Il le place au milieu d’eux. Il l’embrasse et leur dit : « Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille ». 
      
Comme vous le savez sans doute, l’enfant au temps de Jésus est une quantité négligeable. Il a une valeur pour ce qu’il sera, car un jour il prendra la succession et, assurera le bien-être de ses parents, mais pour l’instant il compte pour peu. Rien à voir avec les enfants roi de notre époque. Ce faisant, Jésus s’identifie à ce qui est peu considéré, à ce qui, dans tous les sens du mot, est mineur. Il va plus loin encore : il affirme qu’accueillir un enfant c’est non seulement l’accueillir, lui, mais aussi, et surtout, Celui qui l’a envoyé.  
      
Dieu identifié à la petitesse, à l’insignifiance. Alors que toutes les religions rêvent d’un Dieu grand, notre Dieu a la petitesse de l’enfant. Adieu les rêves de grandeur des professionnels de la religion! Dans une société, comme la nôtre, qui laisse peu de place à Dieu et que nous trouvons si absent, n’est-ce pas parce que nous le cherchons là où il n’est pas? Comme l’enfant, il n’est pas d’abord dans le registre de l’utile ou du monnayable. Ne serait-il pas comme un enfant qui court sous les tables et qui aime jouer avec les adultes qui se prennent si au sérieux?  
      
Quoi qu’il en soit, que peut bien signifier accueillir un enfant? N’est-ce pas d’abord se mettre à sa hauteur dans tous les sens du mot. Accueillir un enfant, c’est carrément s’abaisser, se faire petit. Comment aller vers un enfant sans se pencher? N’est-ce pas ce que Jésus a fait : lui, le Fils de Dieu, il s’est abaissé jusqu’à nous? Descendre de notre grandeur pour accueillir. Se mettre à hauteur d’enfant, n’est-ce pas, aussi, dans un sens, ne pas regarder de haut et faire abstraction de tout notre savoir pour écouter? Écouter un enfant, au point de babiller avec lui! Non le dominer par notre savoir. Car un jour ou l’autre l’enfant aura raison de nous avec ses interminables ‘Pourquoi’! Se mettre à hauteur d’enfant, n’est-ce pas devenir curieux, s’émerveiller de la vie, la recevoir comme un cadeau et s’ouvrir à son mystère? Être à hauteur d’enfant, n’est-ce pas aussi ôter le masque derrière lequel nous nous cachons si bien pour bien paraître et redécouvrir l’enfant qui nous habite encore? Être à hauteur d’enfant, n’est-ce pas nous laisser toucher et toucher? Je suis toujours émerveillé devant les personnes qui réussissent si facilement, si naturellement, à prendre les enfants dans leurs bras. Être à hauteur d’enfant, n’est-ce pas redécouvrir toute la tendresse dont nous sommes capables?    
J’imagine que chacun et chacune d’entre vous pourrait répondre à sa manière à cette question : que signifie se mettre à hauteur d’enfant? Il ne s’agit pas sombrer dans un sentimentalisme mièvre mais de se laisser atteindre par cette parabole en acte de Jésus qui nous introduit à un autre Dieu que celui auquel nous rêvons et à un autre regard et attitude vis-à-vis de nos frères et sœurs, tous enfants du même Père.  
      
Alors que demain nous élirons les dirigeants de ce pays et dans quelques semaines ceux et celles de nos villes, il ne s’agit pas de rêver d’une société sans leaders, une sorte d’anarchie utopique, mais de s’interroger sur leurs motivations et leurs attitudes. Il est frappant et infiniment triste de constater qu’une classe corrompue de dirigeants chassée, quelques fois par une révolution, est éventuellement remplacée par une autre qui, un jour, deviendra aussi corrompue et tyrannique que la précédente. Toujours chercher à être le premier dans le Royaume en servant, et, dans le cas particulier des politiciens et politiciennes, en cherchant le bien commun et en accordant une place privilégiée aux petits et aux blessés de la vie.     
      
Un évangile déroutant pour nous en quête de sagesse, mais la pédagogie de Jésus devrait nous apaiser, nous, qui, comme les disciples, entendons souvent ses paroles qui nous semblent tellement utopiques. Afin d’être transformés par cette sagesse venue d’en-haut, « il faut, comme le dit un de mes confrères, du temps, du temps et encore du temps ainsi que de la patience pour que, petit à petit, les gouttes d’eau de l’Évangile viennent creuser comme des stalagmites à l’intérieur de nos cœurs pour construire une autre réponse, une autre logique que celle de celui qui veut toujours être le plus grand ».


Message du président de la Communauté      

Chers membres de la Communauté chrétienne Saint-Albert-le-Grand,
      
Pierre FrancouLa rentrée fut un bon moment dimanche dernier et se revoir, même avec un masque, était bien plaisant.     
      
Quelques dates à mettre à vos agendas avec des précisions qui vont venir un peu plus tard au fur et à mesure :   
- le prochain Chemins de foi, en principe le 26 septembre, 9h15, à confirmer encore;     
- un conseil de pastorale pour le 30 septembre;
- le colloque du CCCM à la mi-octobre et son sondage.  
      
Pour ce dimanche 19 septembre, l’équipe de liturgie vous propose une question à partir de la lettre de
 saint Jacques (3,16–4,3) 
      
 Que veut dire pour vous ’Écouter la sagesse’?    
      
Les autres textes sont: évangile de
 Marc (9, 30-37) 
et
 Sagesse (2, 12.17-20).    
      
Ceux qui souhaitent partager leur réflexion peuvent le faire en l'envoyant à
 jean-robert@st-albert.org 
qui la diffusera sur le site web de la Communauté pour que tous puissent en profiter,
 voir commentaires.  
Si vous souhaitez l'anonymat, demandez-le et il sera fait selon votre désir.
      
Que ces belles journées du début de l'automne vous apportent la chaleur de leur lumière.

     
Fraternellement, 
Pierre Francou    
Président CCSA 
secretariat@st-albert.org 


Commentaires pour une homélie partagée.

Nous vous invitons à nous transmettre vos idées, sentiments, suggestions.

Envoyez votre texte au webmestre.

VOIR les commentaires pour le 25e Dimanche du Temps Ordinaire (19 septembre)

VOIR les commentaires pour le 24e Dimanche du Temps Ordinaire (12 septembre)

VOIR les commentaires pour le 23e Dimanche du Temps Ordinaire (5 septembre)


VOIR les archives des commentaires pour l'année 2020

VOIR les archives des commentaires pour l'année 2021

 


Célébrer l'Eucharistie


Homélies

22e Dimanche du Temps Ordinaire

21e Dimanche du Temps Ordinaire

L'Assomption de la Vierge Marie

18e Dimanche du Temps Ordinaire

17e Dimanchhe du Temps Ordinaire

16e Dimanchhe du Temps Ordinaire

13e Dimanche du Temps Ordinaire

La Saint  Jean  Baptiste

11e Dimanche du Temps Ordinaire


Déroulements des célébrations

25e Dimanche du Temps Ordinaire

24e Dimanche du Temps Ordinaire

23e Dimanche du Temps Ordinaire

22e Dimanche du Temps Ordinaire

21e Dimanche du Temps Ordinaire

Assomption de la Vierge Marie

18e Dimanche du Temps Ordinaire

17e Dimanche du Temps Ordinaire

16e Dimanche du Temps Ordinaire

15e Dimanche du Temps Ordinaire

14e Dimanche du Temps Ordinaire

13e Dimanche du Temps Ordinaire

La St-Jean

11e Dimanche du Temps Ordinaire